Impact du développement de la robotisation sur le secteur de la logistique ?

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Dans son étude, Roland Berger avait évoqué un développement fulgurent de la robotisation et son intégration certaine au secteur de la logistique. Selon une autre étude réalisée par espace-equipement, spécialiste de matériel de manutention et d’équipement industriel, ce passage vers la robotisation, s’il est mal préparé, pourrait menacer 1.5 million d’emplois directs en Europe, dont 225 000 en France.

Dans « Des robots et des Hommes », Roland Berger veut attirer l’attention sur les impacts économiques et sociaux de la robotisation des opérations logistiques. Le consultant souligne que cette robotisation n’est plus à son stade d’essai, qu’elle fait désormais partie intégrante des stratégies logistiques et que l’Homme se voit déjà obligé  d’évoluer avec les machines.

Amélioration des opérations logistiques à hauteur de 20 à 40%

La robotisation des opérations logistiques permettrait à l’entreprise d’être plus productive et par conséquent, plus rentable. A l’heure actuelle, louer un robot coûte 18 à 20 euros de l’heure, ce qui correspond aussi au salaire par heure d’un ouvrier en France. Avec les avantages des opérateurs machines (capacité de production accrue, durée de vie relativement longue, baisse des prix des équipements) et les inconvénients des opérateurs humains (coût de main d’œuvre élevé et en perpétuelle augmentation), tout porte à croire que la robotisation est promise à un bel avenir.

En France, 225 000 emplois sont menacés par la robotisation

Inévitablement, la robotisation aura un impact désastreux au niveau de l’emploi. Dans son étude, Roland Berger estime qu’au cours de la prochaine décennie, la robotisation fera perdre à 1.5 million de salariés européen leur emploi. Et parmi ces 1.5 million de salariés figurent au moins, 225 000 Français.

La robotisation, un facteur de compétitivité

Il ne sera pas aisé de trouver une solution pour éviter à ces 1.5 million de personnes de perdre leur emploi. Néanmoins, il est possible d’envisager une réaffectation pour ces personnes. Pour le cas de la France, l’une des solutions serait de promouvoir l’industrie nationale consacrée à la robotisation, notamment par la création d’usines chargée de la fabrication et de la réparation des machines. Ce qui permettrait à au moins 1/3 des 225 000 personnes de retrouver un emploi.